Plongée au cœur d’un lieu incontournable pour tout amateur d’art et d’enchère, qui offre une pluralité de goûts, de profils et d’œuvres dans une ambiance feutrée et sérieuse.
Situé dans le IXème arrondissement de Paris, la présence de l’hôtel Drouot imprègne chaque rue. Entre cafés parisiens et galeries d’art aux noms tel que « Le Café des Antiquaires », le bâtiment à l’architecture moderne s’impose.
Disposant de 15 salles d’expositions réparties sur 3 niveaux, l’hôtel est le temple des acquéreurs. Entre chaque vente, l’ambiance est feutrée. Le moindre détail est scruté par des centaines d’yeux experts. Œuvres de maîtres, mobilier classique, vaisselle prestigieuse, art contemporain ou pièces de monnaies, tous les goûts sont comblés. Et les bourses aussi.
Les commissaires-priseurs accueillent et conseillent avec la même force de persuasion chaque nouvel potentiel acquéreur. Ici l’argent n’est que la conséquence de la rareté de certaines pièces.
Les profils d’acheteurs sont aussi variés que les œuvres exposées. L’on y croise des férus d’art sous toute ses formes, prêts à faire plusieurs centaines de kilomètres pour trouver la pièce manquante de leur collection, comme Jean-Jacques. Vivant à Caen, il écume les salles d’enchères un peu partout en France depuis une trentaine d’années. De son propre aveu, il explique avoir une sensibilité artistique hétéroclite et peu de contraintes financières. Les yeux pétillants, il me confie qu’il aime l’ambiance des salles de ventes et d’expositions mais par-dessous tout l’idée de trouver une « pépite » à ajouter à une collection déjà bien fournie.

Plusieurs salles, même ambiance
Ce qui fait le charme de ce lieu, et plus largement de cet univers, c’est que l’on peut également y rencontrer des spécialistes dans un domaine très précis ou bien des novices. Mélanie et Thomas ont découvert le monde des enchères grâce à des amis il y a de ça quelques mois. De région parisienne, ils ont poussé la porte de l’hôtel Drouot pour la première fois par curiosité et ne tarissent pas d’éloges à son endroit. Tant à propos de la diversité qu’il offre que par son architecture et son agencement intérieur. En effet, la disposition des salles et l’éclairage agréable invitent à prendre son temps. Bien qu’ils ne soient pas venus pour acheter, l’on peut deviner un engouement grandissant à mesure qu’ils découvrent la variété d’œuvres exposées.
Chaque salle dispose d’un espace légèrement en retrait, disposant d’un bureau aux motifs ouvragés, où se finalisent les ventes lorsqu’il n’y a pas d’enchères.
L’hôtel Drouot est donc certes un temple de la vente aux enchères mais il est également un lieu de rencontre. Qu’importe l’horizon social, qu’importe les goûts il offre à tout un chacun l’occasion de rencontrer, de découvrir, de s’émerveiller, d’acquérir pour qui sait apprécier l’ambiance et les œuvres proposées.
L’hôtel Drouot
Ouvert en 1852, le bâtiment à l’architecture contemporaine fut Imaginé conjointement par deux architectes, Jean-Jacques FERNIER et André BIRO. Sa construction s’étalera de 1976 à 1980. Il dispose d’une gazette dédiée datant de 1891 et l’on estime le montant des ventes a 372 millions d’euros pour l’année 2019.
Arnaud PREVOST

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